De Stockholm à Shanghai : histoire d’un tournoi

By  | 14 octobre 2010 | Filed under: Histoire
Si par définition les Masters 1000 ont, depuis la création de ce « label » au début des années 1990, plutôt respecté le principe d’unité de lieu (rappelons que bien que Key Biscayne ait mué en Miami le tournoi n’a pas changé de localisation, juste de sponsor principal), il est une exception, celle de l’avant-dernière étape de ces rendez-vous annuels.

Depuis vingt ans, l’actuel Master 1000 de Shanghai a en effet très souvent déménagé, au gré des fortunes nationales tennistiques ; tournoi historique disputé à Stockholm depuis le début de l’ère Open, il aura suffi que les champions suédois déclinent pour que celui-ci perde son statut d’épreuve privilégiée. Ce fut au bénéfice d’une Allemagne imposant sa puissance, sportive et financière, dans les années 1990 et dont le grand argentier fut Ion Tiriac. Et quand l’Allemagne s’essouffle, le moustachu sent bien le vent : direction l’Espagne, avant la promotion en terre battue qui permet à Shanghai, désormais dépourvu de Masters Cup, d’organiser depuis l’an dernier son « grand » rendez-vous de tennis. Retour sur l’histoire agitée de ce tournoi.

1969 – 1994, les années Varègues. Entrée dans l’ère Open, et de suite un rendez-vous suédois qui sera, bien avant l’avènement des pompeuses étiquettes « Super 9″, « Masters Series » ou encore « Masters 1000″, l’un des plus gros rendez-vous de la saison hors Grands chelems. Florilège du palmarès : Stan Smith (deux titres), Arthur Ashe (deux titres), Bjorn Borg (un titre), John McEnroe (quatre titres… et ceci), Mats Wilander (un titre), Ivan Lendl (un titre), Stefan Edberg (deux titres)… Avec la décennie 1990, les bombardiers se rendent maîtres de la moquette suédoise et Boris Becker se taille la part du lion, égalant bientôt le quadruplé de « Big Mac » : 1988, 1990, 1991 et 1994. Durant la période, mentionnons également les victoires de Goran Ivanisevic (1992) et de Michaël Stich (1993). Mais s’il fallait n’en retenir qu’une, ce serait l’édition 1994, durant laquelle Boum-Boum effectuera un exploit qui demeurera inédit quinze ans durant : battre les trois meilleurs mondiaux en succession. Becker n’est alors plus que 6e à l’ATP, mais que veut dire le classement chez ce type de champions… Il le démontrera en battant tour à tour Michael Stich (N°3), Pete Sampras (N°1) et Goran Ivanisevic (N°2), podium de l’ATP et podium des surfaces indoor… moins Boris !

1995 : Essen, l’année Muster. Becker et Stich chez les hommes, Graf et la petite Huber chez les femmes, l’Allemagne du tennis rayonne. Jamais très loin de Boris, Ion Tiriac, première fortune de Roumanie, met sur pied un grand tournoi allemand en indoor et prend la place de Stockholm au calendrier. Et pour que cette unique représentation dans la Ruhr reste inoubliable, elle consacrera un vainqueur inattendu, Thomas Muster, qui remportait là le second de ses quatre titres conquis sur une surface autre que la terre battue. 4 sur… 44 ! Battant MaliVai Washington en finale et avec également Arnaud Boetsch dans le dernier carré, l’édition 1995 ne restera pas dans les mémoires, malgré tout de même une superbe demi-finale Muster / Sampras. Dès l’année suivante, on met le cap sur une ville un peu plus « sexy » pour les sponsors, Stuttgart et sa vitrine resplendissante Porsche – 13 victoires aux 24H du Mans, 3 titres de champion du monde de F1.

1996-2001 : Stuttgart, les années folles. Cinq ans durant, l’épreuve allemande consacrera un palmarès assez bigarré, entre vieux chevaux de retour et jeunes espoirs fougueux :

. 1996 : Il était le roi de Stockholm, il inaugurera en grande pompe l’évènement de Stuttgart. Boris Becker remporte là son 48e titre ATP, battant en finale Pete Sampras au bout de cinq sets endiablés (3/6 6/3 3/6 6/3 6/4), prémices à leur épique duel – Martin, si tu nous lis – quelques semaines plus tard en finale du Masters. L’Allemand conclura sa faste saison (titré à Melbourne en début d’année) par une victoire en Coupe du Grand chelem. Sa carrière est quasiment achevée.

. 1997 : Le filiforme Petr Korda a faim. Très fragile et souvent blessé, le Tchèque au bras d’or sort d’un quart de finale à l’US Open (victoire sur Sampras au passage). Son succès allemand, victoires sur Rios, Rafter et Krajicek à la clé, le ramène dans le Top 10 pour la première fois depuis 1993. Trois mois plus tard, il soulèvera la Coupe d’Australie, six ans après sa finale de Roland-Garros perdue contre Jim Courier.

. 1998 : Après s’être contenté du plateau de finaliste l’année précédente, Richard Krajicek s’adjuge à l’unanimité le trophée. Norman, Agassi, Ivanisevic, Sampras et Kafelnikov seront tour à tour épinglés au mur, seul Sampras parvenant à lui chiper un set, au tie-break. Pour ceux qui en doutaient encore, oui, le Hollandais pouvait être énorme dès lors que son corps le laissait tranquille. Problème, comme disait Agassi : « Krajicek ? A chaque fois qu’il voit un court de tennis il se blesse ».

. 1999 : Thomas Enqvist au palmarès. Le grand frère de Tomas Berdych a toujours excellé en indoor, au point d’ailleurs de remporter les deux Masters Series de fin de saison : Bercy en 1996 et donc Stuttgart en 1999, où il effectue une démonstration de force à peine moins impressionnante que Krajicek la saison précédente, avec des victoires sur quatre membres du Top 10 : Andre Agassi (N°1), Gustavo Kuerten (N°5), Richard Krajicek justement (N°8), et Marcelo Rios (N°9). Malheureusement pour Enqvist, aucun Grand chelem ne s’est jamais joué en salle !

. 2000 : Wayne Ferreira. Lorsque débute le Masters Series de Stuttgart, le Poil-de-Carotte sud-africain n’a plus remporté le moindre tournoi depuis le Super 9 de Montréal en 1996. Autant dire que malgré des huitièmes de finale à Melbourne et Wimbledon personne n’imagine Ferreira capable de remporter le titre. Il écartera pourtant comme un grand le tenant Thomas Enqvist, Andrei Pavel, Sébastien Grosjean et en finale Lleyton Hewitt pour remporter le 14e tournoi de sa carrière. Il attendra encore trois ans pour qu’un quinzième (Los Angeles) vienne définitivement clôturer une carrière bien remplie.

. 2001 : Tommy Haas. Celui que l’Allemagne attend comme fer de lance de sa relève réalise une fin de saison de feu dont ce titre à la maison sera l’apogée. Tombeur notamment du bientôt N°1 mondial Lleyton Hewitt en demi-finale, Haas signe par cette victoire son entrée dans le Top 10. Mais la sensation provient de l’identité du finaliste, plus habitué aux trophées de double que de simple : le Biélorusse Max Mirnyi. Pour en arriver là, Max « The Beast » a sauvé pas moins de quatre balles de match lors de ce parcours : deux contre Kuerten, deux contre Ivanisevic. Fatigué par son périple (il gagne également le tournoi en double), il prendra trois fois deux en finale. Fin de l’histoire pour Stuttgart : le tournoi s’éteint complètement à l’ATP pour reprendre un créneau WTA.

2002-2008 : Madrid, les années royales. En sept ans, le Master 1000 de Madrid aura consacré sept vainqueurs différents, et quels vainqueurs : Agassi, Ferrero, Safin, Nadal, Federer, Nalbandian et Murray. Que du lourd, au point même que les cinq premières éditions consacrèrent cinq N°1 mondiaux. Le détail :

. 2002 : Un prestigieux vainqueur, Andre Agassi, qui grâce à ce troisième Master Series de l’année entretenait l’espoir de terminer l’année N°1 (il se contentera du 2e rang, derrière Hewitt et devant Safin), mais pas de finale. Blessé, Jiri Novak ne pouvait disputer sa première – et seule – finale dans un tournoi de cette importance. A noter que, après Monte-Carlo 1997 et Montréal 2001, Fabrice Santoro signait ici sa troisième et dernière demi-finale en Master Series.

. 2003 : A ce moment précis, Juan Carlos Ferrero semble avoir posé sa patte sur le circuit. Vainqueur à Roland-Garros, finaliste à l’US Open, l’Espagnol vient de s’emparer de la première place mondiale suite à sa victoire sur Agassi à New York. Dans la foulée, il remporte à domicile son quatrième Master Series. En chemin, il bat Roger Federer dans un bras-de-fer haletant (6/4 4/6 6/4) qui était quasiment un match pour la place de N°1. C’est aussi à Madrid que l’on découvre réellement un joueur qui fera parler la poudre quelques mois plus tard à Athènes : Nicolas Massu, qui se fraye un chemin jusqu’en finale grâce à son grand coup droit (bat Kuerten et Roddick).

. 2004 : Début de l’état de grâce safinien. Marat Safin entame à Madrid une marche en avant qui lui offrira titres à Madrid, Pékin, Bercy, demi-finale au Masters avec match énorme à la clé contre Federer, avant le sommet australien en début d’année suivante. L’autre homme fort de la semaine, c’est l’Argentin David Nalbandian, arrivé en finale sans perdre un seul set. Mais le match pour le titre tourne court : comme souvent à cette époque, Nalbandian est fébrile dans ses finales et il n’y aura pas réellement match : Safin s’impose 6/2 6/4 6/3 et débute le dernier grand run de sa carrière, le plus accompli aussi.

. 2005 : L’année où trois joueurs se partagèrent les neuf Masters 1000 : quatre à Federer, quatre à Nadal, un à Berdych (Bercy, où les deux premiers cités étaient absents). A Madrid, Rafael Nadal prouve dès 2005 qu’il est un terrien qui s’exporte. En finale, il bat l’homme chaud du moment, Ivan Ljubicic, qui restait sur 16 victoires consécutives (deux en Coupe Davis, avant des titres à Metz, Vienne puis le parcours madrilène). Le Croate remporte pourtant les deux premiers sets, mais Nadal, égal à lui-même, défend obstinément, s’accroche, pousse l’adversaire à la faute, inverse petit à petit la vapeur, jusqu’à remporter le match au tie-break du cinquième set. Un grand moment dans la jeune carrière de l’Ibérique… et une victoire à la Pyrrhus puisque, exténué, le pied meurtri, Nadal mettait dans la foulée un terme à sa saison, avant de louper l’Open d’Australie suivant.

. 2006 : Oubli réparé pour Roger Federer, qui remporte l’un des rares Master Series où il ne s’était jamais distingué. Il ne reste alors guère plus que Bercy sur cette liste peu envieuse… Cette année-là, le Suisse trace, au point d’exploser sa bête noire David Nalbandian en demies (6/4 6/0) puis le Chilien Gonzalez en finale (7/5 6/1 6/0). La semaine suivante, les deux hommes se retrouveront encore en finale à Bâle, avant leurs retrouvailles à venir en finale de l’Open d’Australie 2007, titre à la clé pour Federer sans perdre un set, tandis que le Chilien se consolera avec l’un des plus furieux parcours de ces dernières années en Grand chelem (Blake, Hewitt, Nadal, Haas).

. 2007 : David Nalbandian fait son Safin et s’adjuge le doublé indoor Madrid – Bercy. Mais lui ne parviendra pas à prolonger l’état de grâce jusqu’aux antipodes. Surtout, David contribue à remettre au goût du jour un exploit plus vu depuis treize ans et Becker à Stockholm : battre les trois meilleurs mondiaux sur un tournoi. Djokovic avait initié le mouvement à Montréal (bat Roddick, Nadal, Federer), Nalby le fera à un moment où le Serbe a pris la place de l’Américain sur le podium : après avoir épinglé Berdych (11e) et un tout jeune del Potro (53e) en guise d’amuse-bouche, David lamine Nadal (6/1 6/2), bat Djokovic (6/4 7/6) avant de retrouver la clé du coffre-fort suisse (1/6 6/3 6/3). A Bercy, il remettra ça aux dépends du Top 2, battant cette fois Federer en quarts (6/4 7/6) puis Nadal en finale, score à peine moins sec qu’à Madrid (6/4 6/0).

. 2008 : Un an après Djokovic, un autre petit jeune est venu frapper timidement à la porte du banquet des géants. Il se nomme Andy Murray, est Écossais et remporte à Madrid son deuxième Master 1000 de l’année. Tout nouveau 4e mondial, il a battu Cilic, Monfils et surtout Federer pour se hisser en finale. Le dernier obstacle avant le titre est Français et a explosé cette saison : Gilles Simon. Déjà trois fois vainqueur en tournois, demi-finaliste à Cincinnati, le Niçois  s’est fait à Madrid une spécialité des matchs marathons : trois sets contre Andreev, trois sets contre Blake, trois sets contre Ginepri, trois sets contre Karlovic, et enfin trois sets contre le N°1 mondial Rafael Nadal, battu du fond du court, à la bagarre. Épuisé, le Français ne parviendra pas réellement à faire trembler Murray en finale. Le tournoi peut maintenant déménager en Orient.

2009 – 20?? : Shanghai, année zéro. Le géant chinois veut du tennis, le tennis veut le marché chinois. Le jeu des chaises musicales s’est enclenché : Hambourg, dernier fleuron du tennis allemand, perd son statut de Master 1000 ; Madrid récupère le créneau ; et Shanghai, qui vient de perdre le Masters, obtient son gros tournoi en guise de compensation. Mais quel tournoi ; après l’habituelle série de forfaits (pour le coup Federer et Murray), voici venir la litanie des abandons : Zverev et Acasuso au premier tour, Haas, Roddick et del Potro au second, Monfils et Wawrinka en huitièmes, Ljubicic en quarts et Lopez en demies… Vous avez bien compté : neuf abandons en une semaine pour des joueurs fatigués par les longues saisons, sans doute pas trop motivés par cette tournée à l’autre bout du monde et qui ne trouvent pas de réconfort dans des tribunes aux deux tiers vides. Pour un coup d’essai, vraiment pas un coup de maître. Dans ce grand vide, un homme à saluer car son parcours ne dut rien à personne : Nikolay Davydenko, vainqueur de son troisième Master 1000 en carrière en battant, sans abandon aucun, Gonzalez, Stepanek, Djokovic et Nadal. La succession du Russe est ouverte.

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726 Responses to De Stockholm à Shanghai : histoire d’un tournoi

  1. Kristian 14 octobre 2010 at 11:15

    Very Good.

    Gasquet vient de se faire etriller par Djokovic. En voila un qu’on ne verra pas en Decembre.

    • Patricia 15 octobre 2010 at 10:34

      Son match contre Monfils (2è de la journée) était très très bon. Et c’est lui qui a gagné… Pas si sûr.

      Ah, Djokovic est vraiment excellent, enfin de retour au plus haut, l’espoir d’une concurrence ?
      Enfin, il faudrait qu’il ne se trompe pas de match – même s’il a lâché énormément dans sa demi de l’USO, Nadal s’arrange pour faire la relative contre perf dans le tournoi qu’il faut.

      • Patricia 15 octobre 2010 at 10:37

        formulation super pas claire : Djoko avait laissé du jus en 1/2, il n’a pas pu donner le coup de rein pour contrer Nadal… qui s’autorise à perdre contre des très très bons Garcia Lopez ou Melzer quand ça porte peu à conséquence (et qu’il n’est pas au top de sa préparation physique – c’est sans doute un euphémisme).

  2. Sylvie 14 octobre 2010 at 11:21

    Je n’en reviens pas du score. Djokovic était injouable ou Gasquet mauvais ? Ou les deux ? En tous les cas, le Serbe me semble bien parti pour enchaîner les perfs.

    • Patricia 15 octobre 2010 at 10:29

      Richard a joué 3 match en 24 H et était touché au pied. En plus la balle n’avançait pas avec une météo très humide (Djokovic fatigait aussi). Malgré un mauvais déplacement, il a beaucoup essayé tactiquement, mais sur un pied face à un Djoko très fit… rien ne passait.
      Malgré le score, pas une mauvaise défaite.

  3. Nath 14 octobre 2010 at 11:23

    Très sympa, cette rétrospective. Tiens, Kafel n’a jamais remporté ce tournoi ? Shanghai, c’est vraiment autre chose que les lieux qui ont accueilli ce tournoi auparavant, pas un chat dans les gradins, se déroule sur dur outdoor, comme s’il n’y avait pas assez de M1000 sur cette surface… Dommage, j’aime bien le trophée, et le premier vainqueur :)

    Cette année, je reste sur ma première impression puisque Djoko est bien parti, 3 et 3 contre Ljubi, 1 et 1 contre Gasquet, il est souvent en forme en fin de saison le Serbe, si on excepte 2007 bien sûr…

  4. Sylvie 14 octobre 2010 at 11:24

    Je n’ai pas eu le temps de lire l’article. Je comblerais cette lacune ce soir. A vue de nez, ça me semble très intéressant.

  5. Elmar C, l'homme le plus calme d'Europe 14 octobre 2010 at 12:26

    Bonne idée, cet article. Et bien traité. C’est complet, détaillé, intéressant. Le palmarès de ce tournoi itinérant permet clairement de déterminé les heures sombres du tennis, avec la triplette Enqvist (que j’aimais bien, cela dit), Ferreira, Haas.

    Cette année, le tournoi fait déjà un peu plus sérieux que l’an dernier. Moins de forfaits, moins d’abandons (malgré celui de Roddick). Je suis triste pour Davy qui n’est plus tout jeune et risque de peiner à revenir au top. Pour Roddick, pas d’éclaircie en vue non plus. C’est la fin d’une génération et, étrangement, il ne semble pas y avoir réellement qqn de solide pour remplacer ces piliers.
    Surpris par le score de Djoko. De bonne augure pour les Serbes.
    Murray s’est qualifié aujourd’hui pour le Masters. On a beau dire que la saison a été décevante, que les top-players n’étaient pas toujours au rdv, on garde quand même un big four au-dessus du lot. Sod devrait se qualifier sans trop de problème mais Ferrer a un bon coup à jouer aujourd’hui en cas de victoire après les défaites de Berdych, Roddick, Verdasco et Youzhny. Les autres sont trop loin, je pense (surtout que Melzer devrait sortir aujourd’hui); Tsonga en cas de percée?

    • Clemency 14 octobre 2010 at 12:52

      Dans la fin de génération, il y a Hewitt qui se fait la malle du classement aussi.

  6. Cochran 14 octobre 2010 at 12:47

    Oui tu as raison Elmar, on a l’impression d’assister à la fin d’une génération, avec Roddick, Davy, mais aussi Gonzo, Ljubicic, Nalbide (quoique lui… il est comme Krajicek niveau blessure), Haas, Hewitt… Seul Fed résiste encore et toujours face à l’envahisseur, mais pour combien de temps encore ?

    Article sur Davy justement :

    http://www.letemps.ch/Page/Uuid/b8d22886-d708-11df-8394-9e9bfe11147c/Nikolay_Davydenko_au_bord_de_lab%C3%AEme

    • Djita 14 octobre 2010 at 13:09

      Super intéressant l’article. Je crois que 2011 sera une année très importante pour les « vieux ». Soit ils se maintiennent soit ils coulent éternellement! :cry:

    • Guillaume 14 octobre 2010 at 13:15

      Et si c’est pas 2011 ça sera 2012. Car en vérité je vous le dit : Andy Roddick sortira du Top 10 l’an prochain :lol:

      • Djita 14 octobre 2010 at 13:48

        Oui c’est entre ces deux années. Fed avait tout compris lorsqu’il a dit qu’il continue au moinsjusque 2012.
        Le bougre il sait de quoi il parle! :lol:

  7. Clemency 14 octobre 2010 at 12:48

    Super article au gout de fin de saison, qui déborde de son titre finalement. Dans les années 90 c’était quelque chose quand arrivaient les tournois indoor avec les snipers qui fourbissaient tout leur matos hi-tech: Sampras, Becker, Stich, Krajicek, Ivanisevic… moi ça me faisait rêver, petite que j’étais.
    Tsonga tient son rang pour une reprise mais il n’est pas encore au point pour autant, et il m’énerve à râler tout le temps. On en saura plus contre Murray. J’ai pas vu le match de Gasquet, quelqu’un pour faire un digest de cette boucherie ?

  8. Lionel 14 octobre 2010 at 12:52

    Bien l article je me demandais pourquoi ce tournoi n evoquait rien pour moi tiens.

    Richard forever Richard.

    • Djita 14 octobre 2010 at 13:06

      Richard forever? Toi tu es un vrai…fou! :lol:

  9. Guillaume 14 octobre 2010 at 13:14

    Tiens, c’est vrai qu’il y a un petit tournoi en Chine cette semaine.

    Heureusement pour le tennis qu’il y a un gros rendez-vous en Bretagne. Je peux vous dire qu’il y aura matière et que la jeunesse est en train de prendre le pouvoir. Ou pas.

    En guise d’amuse-bouche, la performance vocale du jour nous vient de Kristof Vligen, battu hier par Igor Sisjling et qui a entrepris de faire l’éducation du jeune public en cette traditionnelle journée des enfants :

    « Mais quelle merde ! Je suis une bite mentalement ! Pourquoi est-ce que j’ai choisi ce sport de malades ??? »

    Le reste s’est poursuivi en flamand. Dommage.

    Cochran un de ces quatre faudra que tu nous expliques pourquoi, à la notable exception d’Oliv, les joueurs Belges sont-ils dans l’ensemble aussi gratinés (Xav, Christophe R., Vliegen voire Darcis). Calibrage : 4000 signes. Ramassage des copies à 17H.

    • Cochran 14 octobre 2010 at 13:25

      Cela tient sans doute à une certaine éducation bien de chez nous et le fait que, à l’exception notable des filles, on ne dispose pas assez de structures propres à construire du champion. Malisse, dans sa prime jeunesse, est bien passé voir Tonton Bolletieri, mais est revenu assez vite dans nos plats pâturages. Les Rochus, Vliegen et Darcis ont toujours été entraîné par d’aimables directeurs techniques aussi expérimentés et charismatiques qu’un arbitre de chaise de 3ième division.
      La mentalité du besogneux, on connait, celle du champion qui croit en lui et en son potentiel, beaucoup moins.

      Et l’aîné des Rochus, jeune retraité et toujours aussi agréable qu’un inspecteur des impôts, qui vient de déclarer qu’il voulait désormais entrainer un jeune talent et le pousser vers les sommets n’est pas super encourageant pour la suite.

      Reste Darcis. Mec assez sympa et abordable mais qu’il n’a pas vraiment les armes pour atteindre durablement le top 50.

      Bref, on attend toujours notre Kim ou notre Juju masculin, et c’est pas prêt d’arriver. Derniers résultats notables en GC pour un belge : Filip Dewulf en 97-98 si je ne m’abuse, avec demie et quart à RG.

      Heureusement qu’on peut toujours compter sur Dick Norman, qui, a bientôt 40 piges, joue toujours top 10 en double.

  10. Kristian 14 octobre 2010 at 13:15

    Guillermo Garcia Lopez: le voila le pick qui tue pour le dernier trimestre de l’odyssee. Victoire a Bangkok, quart a Tokyo, au moins quart a Shanghai. Et 3 perfs a top10 en 3 semaines.
    Enfin, il fallait y penser..

  11. Elmar C, l'homme le plus calme d'Europe 14 octobre 2010 at 13:30

    Tiens, break de Melzer.

  12. Elmar C, l'homme le plus calme d'Europe 14 octobre 2010 at 13:34

    Melzer joue très bien. Etonnant, comme il se révèle sur le tard.

  13. Elmar C, l'homme le plus calme d'Europe 14 octobre 2010 at 13:39

    Je sais pas si certains peuvent voir le match, mais Melzer réussit tout ce qu’il entreprend. J’ai l’impression de voir une fusion en Federer et Nalbandian en supersayan 4

    • Djita 14 octobre 2010 at 13:46

      Je viens de voir. 5/1? Qu’est-ce qu’il nous fait Rafael?

    • Clemency 14 octobre 2010 at 13:55

      C’est vrai, et Nadal met tout dehors. C’est son premier 6/1 (contre lui) de l’année non ? Melzer c’est plus une fusion Rios-Verdasco pour moi. Mon stream m’a lâché par contre. T’es sur quoi Elmar ?

    • Nath 14 octobre 2010 at 14:11

      J’ai suivi le conseil et ne le regrette pas! Un vrai plaisir le meilleur Melzer :)

  14. fieldog 14 octobre 2010 at 13:47

    C’est vrai que pour le moment il asphyxie complètement le pauvre Rafa qui du coup force son jeu et se met à commettre des fautes grossières… :shock:

  15. fieldog 14 octobre 2010 at 13:52

    Ca doit faire longtemps que l’espagnol ne s’est pas pris un 6/1 au 1er set…

  16. Clemency 14 octobre 2010 at 14:07

    Ace : Melzer 11, Nadal 0.

  17. fieldog 14 octobre 2010 at 14:21

    http://atdhe.net/25520/watch-atp-masters-shanghai-centre-court

    Passez sur ATDHE pour ceux qui comme moi ont des soucis avec Frompsort en ce moment…

    • fieldog 14 octobre 2010 at 14:25

      Ah ben non plus :evil:

  18. Elmar C, l'homme le plus calme d'Europe 14 octobre 2010 at 14:31

    J’ai pas pu voir grand-chose de ce 2ème set avec les nombreuses coupures du stream. En tous cas, Rafa a remis les pendules à l’heure avec son réalisme habituel. Pas vu la balle de break de Melzer, mais il pourrait la regrette au final.

  19. Cochran 14 octobre 2010 at 14:43

    C’est Davy sur le cours, pas Melzer ! Un vrai match de ping pong. En Chine, c’est pas étonnant, mais tout de même…

    • Nath 14 octobre 2010 at 14:51

      Je vois plus du Nalby avec un moins bon revers et un bien meilleur service, Melzer n’a pas le déplacement de Davy quand même. Nadal n’a fait que 3 UE dans le 2° set, mais il recommence à en faire quelques unes… sur le service de Melzer.

  20. Antoine 14 octobre 2010 at 14:47

    Bien que l’article soit très bon et intéressant, je conteste fondamentalement le principe même sur lequel il repose: l’actuel tournoi de Shangaï n’est nullement l’héritier de celui de Madrid, ce dernier n’est pas non plus l’héritier de celui de Stuttgart et ce dernier n’est pas davantage l’héritier de celui de Stockhom. Il n’y a aucune continuité entre ces tournois qui sont indépendants les uns des autres et les rassembler en un seul article ne repose en réalité sur rien sinon le fait que le créneau ATP de l’un a été vendu au suivant et ainsi de suite..

    Un tournoi est libre de revendre son créneau, sous réserve de l’accord de l’ATP: cela ne fait pas du suivant le successeur du premier; cela permet au second de changer de catégorie et chacun poursuit sa propre histoire..L’exercice proposé par Guillaume est donc artificiel et il ne viendrait d’ailleurs à aucun de ses tournois l’idée saugrenue de mentionner parmi les vainqueurs antérieurs du tournoi ceux qui ont triomphé dans le tournoi dont ils ont racheté le créneau..

    Ce n’est pas parce que l’on rachète un créneau que l’on rachète une histoire et le tournoi de Shangaï l’illustre de façon assez pathétique cette année encore puisque pour ne citer qu’un exemple, le match entre Gasquet et Monfils s’est joué à huit clos, devant sept spectateurs qui étaient des employés de l’un ou de l’autre..

    Tout ceci n’a donc rien à voir avec un tournoi « itinérant » dont le seul exemple qui tienne la route est le Masters..et encore, parce que la grande époque du Masters, c’est quand il se déroulait dans un lieu stable pour quelques années et propices depuis alors une cinquantaine d’années aux matchs indoor, à savoir le Madison Square Garden à New York..

    Quand je vois ce qu’est e tournoi de Shangaï aujourd’hui, je ne peux que regretter que le créneau ait été attribué à un lieu aussi peu propice au déroulement d’un grand tournoi. Si l’ATP fait respecter son règlement, ce dont je doute en l’espèce, ce créneau devrait leur être retiré puisqu’ils ne sont pas capables d’attirer le nombre minimal de spectateurs mentionné dans le cahier des charges (100 000)..

    « De Stockhom à Shangaï »: il ne s’agit donc en aucun cas, désolé Guillaume, de « l’histoire d’UN tournoi »…

    • Elmar C, l'homme le plus calme d'Europe 14 octobre 2010 at 14:53

      Bon, c’est vrai, le titre n’est peut-être pas le plus approprié, comme tu l’as bien démontré.

      Néanmoins, dans le calendrier de l’ATP, Madrid est le successeur de Hambourg et Shanghai est le successeur de Madrid, c’est une évidence. Et c’est bien là ce qui nous intéresse.

      • Guillaume 14 octobre 2010 at 17:09

        Merci, Elmar, tu m’évites de pondre un pavé. Ceci dit, je l’attendais, celle-là, et je ne suis pas trop étonné que ça vienne du pointilleux Antoine.

        Il y a dans cette histoire une subtilité sur laquelle l’ATP lui-même a du mal à statuer :

        1- oui, les tournois sont différents. Madrid indoor ne remplace pas matériellement Stuttgart, pas plus qu’Essen ne remplace matériellement Stockholm… Les tournois perdent leur statut MS, mais peuvent toujours exister (Stockholm)… ou disparaître (Stuttgart). Pris individuellement, le palmarès de Stockholm enchaîne par exemple les vainqueurs du statut MS (Becker, Stich, Goran…) avec les vainqueurs du statut 250 (Schalken, Blake…).

        2- oui, il y a une continuité de l’épreuve MS qui prend l’avant-dernier créneau du calendrier. En tant que 8e Master 1000, Madrid indoor prend la suite de Stuttgart, qui prenait la suite d’Essen, qui prenait la suite de Stockholm. Au palmarès de ce Master 1000 depuis qu’existe le label, cad 1990, les vainqueurs de Stockholm enchaînent avec ceux d’Essen, Stuttgart, Madrid indoor puis Shanghai. Le palmarès existe bien en tant que tel.

        C’est pour cela qu’il faut bien intégrer ces deux facettes, qui bien que contradictoires existent bel et bien et sont toutes deux reconnues par l’ATP. Chaque tournoi est indépendant, mais tous forment l’historique du 8e MS de l’année.

    • Lionel 14 octobre 2010 at 15:04

      C’est comme ca qu’on l’aime l’Antoine. İmplaccable.

      Boom un bachage.
      Et 2 match point sauves par l’İbere. Galere.

  21. Elmar C, l'homme le plus calme d'Europe 14 octobre 2010 at 14:56

    Break de Melzer qui réussit un gros match. S’il joue comme ça, je veux le voir à Londres dans les 8.
    Evidemment, on sait que normalement, 9 fois sur 10, Nadal remporte quand même le match dans ces cas-là. We’ll see.

  22. Elmar C, l'homme le plus calme d'Europe 14 octobre 2010 at 15:03

    Melzer avait match gagné et une mauvaise annonce le force à rejouer le point! Qu’il perd.

    • Elmar C, l'homme le plus calme d'Europe 14 octobre 2010 at 15:03

      Très mauvais scénario pour lui.

      • Lionel 14 octobre 2010 at 15:08

        Ne joue pas les majorquins de mauvais augures a la fin. 30-0.

    • fieldog 14 octobre 2010 at 15:11

      Bon finalement l’erreur d’arbitrage sur la balle de match n’aura pas eu de conséquence… Fort heureusement car l’autrichien méritait sa victoire. Peut-il encore se qualifier pour le Masters?

      • Nath 14 octobre 2010 at 15:16

        Mathématiquement, oui, mais il faut qu’il fasse plus de 1000 points d’ici là et que 3 des joueurs mieux positionnés que lui (Ferrer, Youyou, Verdasco, Roddick) se loupent complètement. Il part de loin quand même.

        • fieldog 14 octobre 2010 at 15:47

          Merci Nath ;)

  23. Elmar C, l'homme le plus calme d'Europe 14 octobre 2010 at 15:07

    Voilà, Nadal s’en sort sur son jeu de service. S’il gagne le match, il pourra remercier le juge de ligne qui l’a maintenu dans la partie!

    • Lionel 14 octobre 2010 at 15:09

      40-0. S’il s’en sort j’hıberne.

  24. Elmar C, l'homme le plus calme d'Europe 14 octobre 2010 at 15:10

    Melzer a vaincu Nadal (qui a fait son match), l’arbitrage et ses nerfs. Bravo. Il est encore en course pour obtenir l’un des 8 tickets, mais il part sans doute de trop loin.

  25. Clemency 14 octobre 2010 at 15:10

    Melzer l’a fait, c’était bien plaisant à suivre comme match, il faut quand même conclure contre Nadal et je ne pensais pas qu’il y arriverait. Il a notamment super retourné, ce qui mettait constamment Nadal sous pression.

    • Djita 14 octobre 2010 at 15:10

      Bravo à lui. En effet conclure lorsque Rafa revient dans le match faut le faire!

    • Clemency 14 octobre 2010 at 15:14

      Et il arrive à passer en servant 55 % de première contre 74 à Nadal. je serai devant mon ordi si Zverev passe, joueur que j’apprécie beaucoup et que j’aimerais bien voir arriver au plus haut niveau.

      • Clemency 14 octobre 2010 at 15:20

        Bon Zverev s’est pris 6/0 6/2, j’aurais mieux fait de me renseigner…

  26. Cochran 14 octobre 2010 at 15:11

    Belle victoire, méritée pour Melzer qui a vraiment bien joué je trouve et profité des erreurs de Rafa, un peu à court de jus.
    Belle attitude en tout cas de Jurgen avec un ratio 37/26 contre 17/27 pour Rafa.

  27. fieldog 14 octobre 2010 at 15:12

    Il a des cojones le Melzer!

  28. Nath 14 octobre 2010 at 15:13

    Belle victoire pour Melzer. Il a un beau tableau en plus avec probablement Monaco au prochain tour.

  29. Antoine 14 octobre 2010 at 15:15

    Très bon match de Melzer qui bat donc Nadal pour la première fois en quatre rencontres. Ce dernier a été franchement moyen, pour ne pas dire plus. Il est loin d’avoir servi comme à l’Us Open en particulier et puis, mentalement, il a l’air d’être sérieusement usé par sa saison. Il en a marre et devrait faire un break avant de reprendre sinon, il risque fort de prendre bâcje sur bâche jusqu’au Master’s. Sa programmation de sa tournée asiatique était débile: au moins un tournoi de trop. D’un autre côté, il a rempli son compte en banque à Bangkok et Pékin, développé son image là bas et c’était certainement l’objectif réel de cette tournée mais il paie cash sur le plus gros tournoi…

    En attendant la Murène est bien placé pour rafler la mise. Il va aller en finale, à minima…

    • Clemency 14 octobre 2010 at 15:22

      Tu ne sens pas bien Federer ? D’ailleurs il entre sur le cours.

  30. Clemency 14 octobre 2010 at 15:25

    Federer très chic en noir, mais personne n’égalera jamais les pulls sans manches de Becker.

  31. Djita 14 octobre 2010 at 15:40

    J’avais presque oublié à quel point le tennis c’est beau parfois.

  32. Djita 14 octobre 2010 at 15:45

    Super point de Seppi pour chercher une balle de break.

    • Robin 14 octobre 2010 at 15:58

      Oui, impressionnant l’angle qu’il a trouvé.

      Bon 5-2 Federer, a priori pas de souci pour ce set.

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